jeudi 26 septembre 2013

L'UDI en ordre de marche pour Saint Quentin en Yvelines

L'UDI en ordre de marche pour Saint Quentin en Yvelines :



samedi 7 septembre 2013

Inauguration, ce 6 septembre 2013,de notre nouvelle résidence étudiante "René Cassin" à Élancourt quartier des 7 mares

Nous avons donc hier, 6 septembre 2013, après plus de 18 mois de travaux, inauguré la nouvelle résidence étudiante en notre ville d’Élancourt  située au dessus de notre Hôtel de ville, dans notre quartier des 7 mares, 4 place Mendes France. 
Votre nouvelle résidence, baptisée résidence René Cassin, accueille  : 161 Studios (de 16 à 23 m2) dont 23 permettant de loger les personnes à mobilité réduite.

Elle est dotée d'une salle d'étude, d'une laverie, d'un local à vélos,de connexions internet Wifirst et notre parking public permet de stationner facilement une voiture. 
Implantée à proximité immédiate de notre quartier commerçant des 7 mares et de son pôle culturel (Le prisme, notre médiathèque, notre Ciné 7, et bientôt notre école de musique), elle deviendra rapidement, à n'en point douter, un nouveau centre de la vie étudiante, déjà foisonnante, de Saint Quentin En Yvelines. 

Les prix de locations, hors aides sociaux(type APL par exemple), vont de 354 à 397€ (charges comprises).

Une très belle et essentielle réalisation de l'équipe municipale d’Élancourt,  en collaboration étroite, avec l'état, la région, le département, La Caisse des dépôts et Consignation,  la CASQY et la société France habitation, 

Longue vie à la résidence René Cassin et que celle-ci permette à nos étudiants, les forces vives de la France de demain, de réussir dans les meilleures conditions possibles leurs études !!!

jeudi 22 août 2013

LAICITE ET FEMINISME : Articles de ALBAN KETELBUTERS (université de Montréal) extrait du HUFFINGTON POST et de ELISABETH BADINTER



En lisant les deux articles ci-dessous je viens de m'apercevoir que nous (les militants républicains de la Laïcité), en France, nous n'oserions peut être plus émettre de telles opinions, pourtant si vraies et si simples à comprendre. Qui sait de quoi nous nous ferions insulter... :
ALBAN KETELBUTERS (Doctorant aux départements de Lettres et d'études féministes de l'Université du Québec à Montréal)
" Ficelle un peu usée que celle qui présente les musulmans de France - et a fortiori les musulmanes - comme des victimes, pour mieux peindre en bourreau islamophobe quiconque ne chante pas les louanges d'un multiculturalisme qui ne dit pas son nom.
Ce discours, rhétorique de la gauche sans-frontiériste et antirépublicaine, est devenu aussi lassant qu'anachronique. Revenons-en aux fondamentaux: il y a vingt-sept ans dans L'un est l'autre Élisabeth Badinter écrivait que "le patriarcat n'est pas un simple système d'oppression sexuelle. Il est aussi l'expression d'un système politique qui a pris appui, dans nos sociétés, sur une théologie. [...] Même si les femmes en furent les ultimes bénéficiaires, le bouleversement idéologique introduit par la Révolution française, la plus décisive des révolutions du monde occidental, portait un coup mortel à tout pouvoir imposé par la grâce de Dieu et par la même à toute idée de supériorité naturelle de l'Un sur l'Autre". Henri Peña-Ruiz, dans Qu'est-ce que la laïcité?, affirme à raison que "la question des droits des femmes est représentative de tout ce qui se joue en matière de liberté, d'égalité et d'émancipation. [...] La lapidation pour adultère, la privation d'étude, l'ensevelissement du corps sous la burkha afghane, et l'imposition d'un grillage de toile sur les yeux, ne sont que la pointe extrême d'un cléricalisme radicalisé en intégrisme, et dont aucun monothéisme ne fut préservé, si du moins l'on veut bien réinscrire le présent dans l'histoire longue de la liaison dangereuse entre religion et politique".
L'affaire Baby Loup n'est que l'arbre qui cache la forêt. Les revendications identitaires et communautaristes prolifèrent dans notre République: exigences alimentaires dans les cantines au nom de telle ou telle religion, dérogations en tous genres, refus grandissant de la mixité, conflits dans les hôpitaux publics, non respect de la loi de 2010 sur le voile intégral dans l'espace public, demandes de salles de prière dans les universités, revendications dans les entreprises, etc. Christine Delphy, adversaire de longue date de la laïcité, écrivait récemment que "les entreprises [...] répondent aux demandes religieuses [...] dans l'esprit de 1905. Quelle ironie que ce soit d'elles que vienne cette leçon de respect des principes républicains". Et la féministe d'affirmer que "nous assistons à une dérive autoritaire, à une sorte de totalitarisme en pente douce".
Ces propos inqualifiables témoignent d'une complaisance incompréhensible à l'égard des régimes théocratiques dans lesquelles survivent nos voisines tunisiennes ou égyptiennes. La laïcité est le plus beau message que la France puisse adresser aux femmes du monde entier qui luttent au quotidien pour expurger les sphères politique et publique de toute emprise religieuse. S'acheminer vers une République « d'accommodements raisonnables » à l'anglo-saxonne constituerait une régression politique inouïe.
Comment peut-on se réclamer du féminisme et encourager des comportements qui étayent la thèse selon laquelle pouvant susciter désir et pêché, les femmes devraient se dissimuler aux yeux des mâles qui l'environnent? Comment peut-on se réclamer du féminisme dans une démocratie occidentale et applaudir la présence, dans nos amphithéâtres, d'étudiantes en niqab? À quand un plaidoyer séparatiste en faveur des burkinis dans nos piscines municipales, à l'image de la Norvège qui le tolère depuis quatre ans?
Oui, il faut réaffirmer la loi de 2004 sur les signes religieux dans les écoles, collèges et lycées publics et l'étendre à la sphère universitaire. Les élèves comme les étudiant-e-s sont dans ces institutions des sujets de droit et non l'étendard prosélyte de telle ou telle conception religieuse.
N'en déplaise au Comité des droits de l'Homme de l'ONU qui "condamne la France à revoir la loi du 15 mars 2004", l'école de la République n'a pas vocation à exacerber les particularismes coutumiers, religieux ou identitaires. Il en va de même pour la loi de 2010 interdisant le port du voile intégral dans l'espace public: accepter, tolérer ou relativiser un uniforme-étendard du wahhabisme (une doctrine salafiste d'Arabie Saoudite) ou des pachtounes d'Afghanistan - symbole indissociable des "talibans, de la lapidation, de l'interdiction de l'école pour les petites filles, de la pire condition féminine du globe" comme l'avait rappelé Élisabeth Badinter - aurait défiguré notre identité laïque et républicaine. Fallait-il, selon l'expression de Djemila Benhabib, "laisser déambuler dans nos rues des cercueils"? Défendre le salafisme au nom des libertés religieuses en dit long sur l'état de délabrement intellectuel de certaines institutions.
La France est une grande nation. Elle est écoutée et regardée dans le monde entier. Cela l'investit d'une immense responsabilité. Qu'elle n'ait pas peur de défendre la laïcité pour ce qu'elle est, à savoir un idéal universaliste."
Elisabeth BADINTER :

samedi 27 juillet 2013

A ÉLANCOURT : NOUS ALLONS REFAIRE L'ISOLEMENT DE LA MAISON DE L'AGIOT : QUID DE LA FRESQUE EN FAÇADE ? : EXPLICATIONS



Il est impératif que nous procédions à la réhabilitation de ce bâtiment, la Maison de l'Agiot, à Elancourt, qui accueille beaucoup d'Associations Elancourtoises ainsi que, pour le moment encore, notre Ecole de Musique (EME), et dont l’état général est fortement dégradé. 
C’est en effet une demande récurrente des Associations et des utilisateurs, et, devant l’urgence de la situation, nous avons décidé d’y répondre favorablement en mobilisant des moyens financiers importants (environ 600 000 euros).
Certains se sont émus en demandant de sauvegarder et de restaurer la fresque d’Antonio Andivero qui orne, depuis 1989, la façade de la Maison de l’Agiot (cf. photo ci-dessus).
Vous devez savoir, cependant, que les travaux entrepris sur la maison de l'Agiot sont très lourds : isolation thermique, isolation phonique, étanchéité… et ce sont justement ces travaux indispensables qui vont conduire, malheureusement, à recouvrir cette œuvre qui nous est chère
Comme habitant de longue date de notre belle ville je sais que cette décoration murale géante a signé de son empreinte cette structure et, au-delà, l’identité du quartier. Je le sais d'autant plus que mon activité professionnelle m'a amené, depuis 1988, à faire réaliser moi-même, bon nombre des murs peints qui décorent encore les murs pignons des immeubles parisiens.... :

En effet, la technique de réhabilitation qui va être mise en œuvre à la Maison de Quartier de l’Agiot consiste à isoler le bâtiment par l’extérieur, et cela aura inévitablement comme conséquence la disparition de la fresque également elle même dégradée par les affres du temps (écaillement, fissures ...).
Nous avons très longuement réfléchis et étudié toutes les possibilités techniques et économiques avant de prendre cette décision, mais malheureusement, il est totalement inenvisageable de procéder différemment, non seulement pour des questions de surcoût financier (au bas mot 300 000 euros de plus, soit 50% de coût supplémentaire !), mais aussi et surtout pour des raisons techniques : l’isolation par l’intérieur du bâtiment, un temps envisagée, ne saurait en aucun cas être satisfaisante au regard des nouvelles normes techniques et environnementales.
Ce ne serait donc qu’un pis-aller, qui-plus-est fort coûteux en cette période de disette budgétaire pour les collectivités locales.

C’est la raison pour laquelle, nous avons proposé à l’artiste de reproduire son œuvre sur des supports pérennes, qui pourraient trouver leur place, par exemple, à l’intérieur de la Maison de Quartier, en souvenir et en hommage à son histoire.

De nombreux clichés ont été pris, à cet effet, par notre photographe de la ville d'Elancourt.
je regrette donc que nous ne puissions préserver cette fresque, mais le choix est simple : soit on préserve la fresque et on ne fait pas les travaux, soit on fait les travaux et l’ont détruit – malheureusement – la peinture. Car, nous ne ferons pas des travaux qui coûteraient 50% plus cher (soit 2 points d’augmentation des impôts communaux !...) et ne seraient pas adaptés techniquement, uniquement par nostalgie d’un passé somme toute encore très récent.

Nous sommes tous, les élus du Conseil Municipal d’Élancourt, très attachés à l’art et à l’histoire de notre commune.

Aussi avons-nous étudié toutes les possibilités avant de prendre notre décision. Cette décision n’est bien sûr pas parfaite, mais nous sommes convaincus qu’elle est la meilleure pour Élancourt et pour les Élancourtois.

mardi 23 juillet 2013

Yves Draussin l'Urbaniste de la Ville Nouvelle se raconte

Rappel historique : Le quartier Saint-Quentin (Guyancourt / Montigny-le-Bretonneux)
est situé sur les communes de Guyancourt et de Montigny-le-Bretonneux. Il a été réalisé en grande partie en 1987.

En effet, contrairement aux autres villes nouvelles de la région parisienne, Saint-Quentin-en-Yvelines ne possède pas encore son centre-ville, au début des années 80. 
Entre les premiers projets inachevés des années 70 et l’inauguration en 1987, il faudra 15 années de longues négociations pour aboutir à une solution obtenant l’aval de tous les acteurs : l’EPA et les élus locaux représentés par le Syndicat d’agglomération nouvelle.
Pour décrire ce centre dans ses grands principes, on peut utiliser l’image d’une ville haute et d’une ville basse. 
Ainsi L’architecte-urbaniste Yves Draussin, l’un des concepteurs, explique qu’il a travaillé selon deux échelles : l’une favorise les axes routiers automobiles, l’autre les cheminements piétons.
Le maître mot de l’ensemble sera « créer de la densité » : densité d’habitants, densité d’activités commerciales et culturelles, présence de bureaux, d’entreprises et présence de l’eau, d’un canal.
Elaboré par plusieurs urbanistes dont Michel Ducharme, Yves Draussin et Jean Guillaume, ce centre va tenter de façonner un nouveau modèle de centre commercial.
Situé en ville basse, il se caractérise par son hypermarché "en souterrain » et ses petites boutiques à l’air libre le long de la rue Colbert.
Tout autour, est créé le boulevard Vauban, sorte de rempart symbolique d’une ville ancienne, qui encercle par le sud-est ce nouveau quartier, dont il trace ainsi une limite précise. La grande majorité des espaces à l’intérieur du boulevard sont des espaces piétonniers.
Autre nouveauté, les boutiques sont en rez-de-chaussée d’immeuble de logements. Cette opération a remporté, en 1990, le VIe palmarès national de l’habitat. 
Pour y accéder, il faut prendre des escaliers dérobés, et par l’intérieur des îlots, traverser des jardins suspendus, semi-public.

Côté ville haute, la place Georges Pompidou, communément appelée place « ovale » magnifie l’entrée du centre ville par ses grandes dimensions (9 600 m2).
Elle se caractérise par un tracé en ovale, bordé d’immeubles de bureaux et d’habitation, avec arcades et réverbères futuristes , dont le centre conserve un terre-plein traité en place publique monumentale.
Presque en son centre, visible de loin, se signale le théâtre, édifice culturel majeur du centre ville.
Sa façade mêle la pierre, le béton, l’acier, le verre, l’aluminium, autant de matériaux qui dessinent ici une façade post-moderne et forme une juxtaposition inspirée de références anciennes, d’emprunts à d’autres cultures que l’architecte Stanislas Fiszer revendique fièrement.
Le bâtiment achevé en 1993, comprend aussi une médiathèque (la médiathèque du Canal) dont l’accès se fait par le côté, via un large escalier qui conduit le visiteur de la ville haute à la ville basse.
Autre élément fédérateur du quartier, le parcours de l’eau et la présence d'œuvres d’art qui l’accompagnent. Depuis La Source, de Nessim Merkado jusqu’à La Perspective, de Marta Pan, ce sont des symboles forts de la création de ce quartier.

dimanche 21 juillet 2013

La Laïcité : communiqué du Grand Orient de France : point de vue que nous devons méditer nous élus de la république !

Le GODF et le Ramadan

Un des lecteurs assidu de mon blog (merci à lui !) m'a transmis l'article suivant, qui reprend un communiqué du Grand Orient de France (GODF), qu'il me semble utile de reproduire ici et que je nous appelle tous à méditer. Nous qui sommes tous des citoyens de notre république, et ce quelque soient nos convictions religieuses intimes, il s'agit simplement de nous souvenir de ce que veut dire le "vivre ensemble" au sein de notre république et qui garantit ainsi notre liberté individuelle :


Le Grand Orient de France a donc pris position le 18 juillet 2013 à propos du maintien du principe de la laïcité, dans le contexte du Ramadan comme ne le dit pas le titre de cette prise de position qui semble avoir peu circulé.
 
Selon ce texte, les Francs-maçons du Grand Orient de France, en ce début du Ramadan, rappellent aux élus de la République la neutralité imposée par les lois républicaines vis-à-vis de toute religion. La participation à toute manifestation d'ordre religieux quelle qu'elle soit, fêtes de Pâques, chrétiennes ou juives par exemple, tout comme les fêtes de rupture du jeûne de fin de Ramadan, est contraire au vivre ensemble dans le respect de l'idéal laïque. Chacun observera que des élus de la République focalisent indirectement l'attention d'un électorat discriminant sur un Islam qui, au contraire, veut vivre sa foi dans la paix sociale.
 
Les républicains se doivent de veiller au respect mutuel de tous les citoyens, quels que soient leurs choix personnels, spirituels, philosophiques ou religieux (ou rationalistes). Le choix d'une présence es-qualité à un quelconque événement d'ordre religieux ne saurait tenir lieu de politique "apaisée", mais contribuerait à briser le lien social déjà difficile à tisser dans la société actuelle suffisamment tiraillée par les communautarismes. Reconnaître ces derniers par une présence ostensible des élus de la République serait un dangereux signal pour le maintien du principe de laïcité. 
 
Selon ce texte, "les Francs-maçons du Grand Orient de France restent vigilants face au respect de la neutralité de l'Etat, et attirent l'attention de l'Observatoire de la laïcité sur les manquements à ce principe.