lundi 21 novembre 2011

L'accord conclu entre les Verts et le PS prévoyant la fermeture de 24 réacteurs nucléaires d'ici 2025 : ce n’est pas sérieux !!!

L'accord conclu entre les Verts et le PS prévoyant la fermeture de 24 réacteurs nucléaires d'ici 2025 : ce n’est pas sérieux !!!

Cet accord est irresponsable. On ne peut pas faire reposer notre politique énergétique, et l'avenir industriel de la France, sur des considérations d'échanges de circonscriptions, de marchandage dans l’ombre. Il est évident que les verts et le PS mettent là en balance des dossiers qui n’ont rien à voir entre eux. Tout cela ressemble fort aux négociations permanentes qui ont lieu à Paris au sein du Conseil de Paris ou le PS est tout le temps sous la pression des « Khmer Verts » qui exigent toujours plus de concessions idéologiques du PS au détriment et sans concertation avec les Parisiens et ce pourtant concernant des décisions essentielles pour leur vie quotidienne. En ce qui me concerne je souhaite un débat véritable sur la politique énergétique globale, dont l'avenir du nucléaire. Ce sont des questions complexes qui engagent le pays entier, qui ne peuvent pas être discutées juste à quelques-uns, entre appareils et uniquement dans des objectifs électoraux qui n’ont rien à voir avec l’intérêts des Français.

Cet accord est irresponsable !

Derrière la première intention affichée, réduire le nucléaire, il y a en réalité dissimulé la sortie complète du nucléaire. Evidement je suis favorable au développement des énergies renouvelables, mais elles ne sont pas en capacité, en l'état actuel, de répondre aux besoins. Personne ne fait de réelles propositions chiffrées et techniquement étayées pour savoir par quoi on remplacerait le nucléaire par exemple. Voyez l'Allemagne, où l'on dit que les énergies renouvelables vont être développées : en attendant, les centrales thermiques sont sollicitées, et l'on augmente ainsi tranquillement l'effet de serre, que par ailleurs les Verts disent vouloir combattre….

Ne perdons pas de vue les conséquences sociales d'un arrêt des centrales, car pour le MODEM l’Homme doit être au centre de toutes les décisions politiques.

Il n’y a pas seulement que les pertes d’emplois dans le nucléaire qui ont été déjà rappelé par certain. Il y a en France, 3 ou 4 millions de foyers en précarité énergétique, c'est-à-dire qui consacrent une part importante de leurs ­revenus à s'éclairer et se chauffer. Si les prix de l'électricité augmentent, qu'en sera-t-il pour eux ? Le prix bas du courant en France est aussi un élément de compétitivité pour notre industrie. Et ces prix bas nous les devons à notre politique d’indépendance énergétique, essentiellement basée sur le nucléaire, voulue par le Général de Gaulle depuis le début des années 60.

Les effectifs dans le nucléaire qui seront impactés : au moins 300000 emplois

Selon la CGT Energie (que je cite donc afin de couper court à toute idée de chiffres qui seraient orientés par les lobby du nucléaire) , la filière emploie quelque 125.000 personnes, auxquelles il faut ajouter un chiffre équivalent pour les sous-traitants. Cela fait déjà 250.000 salariés, sans compter plusieurs dizaines de milliers d'emplois indirects.

il faut poursuivre le chantier de l'EPR à Flamanville !


Il faut terminer ce projet. Le chantier est aujourd'hui tellement engagé qu'il est impensable de revenir en arrière. L'EPR de Flamanville est un prototype, il sera très important ensuite d'analyser le retour d'expérience. D'une manière générale, la recherche dans l'énergie, mais également dans le nucléaire, est aujourd'hui insuffisamment poussée. S'agissant de la génération IV des réacteurs, des pays comme la Russie et l'Inde sont en avance par rapport à la France.
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