mardi 25 décembre 2012

En ce jour de Noël, nous constatons tristement que notre Président à omis d'envoyer un message aux catholiques pour Noël, alors qu'il l'avait fait pour les Musulmans pour l'Aïd...soulignons la volonté du Ministre de l’éducation sur l'enseignement de la Laïcité dans nos écoles.


En ce jour de Noël, nous constatons tristement que notre Président de la République à omis d'envoyer un message aux catholiques alors qu'il l'avait fait pour les Musulmans pour l'Aïd...
Soulignons en même temps la volonté du Ministre de l’éducation sur l'enseignement de la Laïcité dans nos écoles. 
Il est indispensable de rappeler à notre Président de la République que la France est "une et indivisible" que nous sommes Le Peuple Français, et non pas un ensemble de communautés, pouvant être réduit ou classer par sa religion , son sex, ses meurs ou je ne sais quoi d'autre !
En pareil cas, et comme tous les Présidents de la République de droite comme de gauche l'ont fait avant Monsieur Hollande, ne pas envoyer de message religieux discriminant ainsi certain français doit être notre règle républicaine et laïque...

On le voit : à vouloir faire de la communication on en oublie une partie des Français.

Monsieur le Président faites comme votre Ministre de l'Eucation : pensez à tous moments à la Laïcité fondement et ciment de notre République !

Vincent Peillon propose d'instaurer une charte de laïcité dans les établissements scolaires
« Je propose que nous adaptions la charte de la laïcité dans les services publics aux écoles et aux établissements scolaires, de réécrire à destination des élèves son contenu par des définitions simples et courtes de la laïcité, de la citoyenneté, dans un langage compréhensible », déclare Vincent Peillon, ministre de l'Éducation nationale, lors de la séance inaugurale du cycle de conférences « Vivre et faire vivre la laïcité », mardi 11 décembre 2012 au Cnam. Afin de « rebâtir du commun entre tous les élèves de France », Vincent Peillon souhaite que cette charte soit « affichée dans chaque établissement ». Elle « pourra » également « être jointe au règlement intérieur de chaque établissement ». L'inscription du principe de laïcité dans le règlement intérieur des établissements scolaires est présente dans le rapport issu de la concertation pour la refondation de l'école (AEF n°172831).

Vincent Peillon s'est également exprimé mardi sur le sujet de « la morale laïque et l'Éducation nationale » dans le cadre des « troisièmes rencontres de la laïcité » organisées à l'Assemblée nationale.

« TRANSMETTRE L'IDÉAL LAÏQUE »


Pour Vincent Peillon, « il est inscrit dans les textes de l'Éducation nationale que la mission des professeurs est d'instruire et de transmettre les valeurs de la République : liberté, fraternité, égalité. Ils sont chargés de les enseigner. » Le ministre fait notamment référence à la
circulaire n°97-123 du 23/05/1997 qui indique dans son introduction que « le professeur exerçant en collège, en lycée d'enseignement général et technologique ou en lycée professionnel […] s'attache à transmettre les valeurs de la République, notamment l'idéal laïque qui exclut toute discrimination de sexe, de culture ou de religion. »

Or, regrette-t-il, « avec le projet d'enseigner la morale laïque, c'est la gêne, la consternation, le sentiment que l'on souhaite enseigner une morale d'État, une orthodoxie à rebours. » Et d'interroger : « quels sont les liens entre République, école et laïcité ? » « Ils sont indéfectibles. Quand la République veut s'installer en France, la première ne dure pas longtemps. Pourquoi ? On refait ça en 1848, mais bientôt c'est le retour de l'Empire. Et Littré de s'interroger : 'Pourquoi la République n'arrive pas à s'établir ?' Parce que la révolution matérielle n'est pas suffisante. Il faut aussi la révolution des esprits. Car si on laisse l'esprit du peuple, la morale, à l'Église, le moteur c'est la rétrogradation. Pas la République. Aussi, la Troisième république porte le projet de l'école comme capacité de nourrir une approche des valeurs, une approche spirituelle qui fait face à l'alliance entre conservatisme, rétrogradation et Église », rappelle Vincent Peillon.

LAÏCITÉ : NI NEUTRALITÉ NI TOLÉRANCE


« Les Républicains doivent avoir quelque chose à enseigner aux élèves : ça s'appelle la laïcité », soutient le ministre. Celle-ci « n'est pas la simple neutralité. Comme le dit Jaurès, 'la neutralité c'est une forme d'indifférence, il n'y a que le néant qui soit neutre'. Or, nous avons des valeurs. Il faut être capables de les défendre, de les instruire, de les enseigner ». La laïcité, ce n'est pas non plus la tolérance. « 'Nous ne demandons pas à être tolérés, nous demandons à être libres, nous demandons le respect' », rappelle Vincent Peillon, citant à nouveau Jean Jaurès.

« Aujourd'hui, sous prétexte de tolérance ou de neutralité, il faudrait que l'État n'enseigne rien. La morale, la laïcité, « on [les] enseignerait partout mais la République resterait neutre. C'est un étrange désarmement unilatéral », juge le ministre, « et le relativisme absolu ». Car à ce moment « tout se vaut, nous pouvons tout accepter ! Mais la liberté, l'égalité entre les hommes et les femmes, l'interdiction de l'excision des jeunes filles, ce n'est pas inné, il faut le transmettre. D'ailleurs, tous les travaux de psychologie vous le diront : pour qu'un enfant sache quelque chose, le mieux c'est de le lui enseigner. Ce renoncement est étonnant. Nous devons nous réarmer », appuie le ministre.

« LE MOT MÊME DE MORALE FAIT PEUR »


« Le mot même de morale fait peur », s'étonne-t-il pourtant. « Ainsi, on aurait le droit de faire de l'enseignement juridique. Mais ne peut-on juger une loi injuste ? », questionne-t-il. De même, « on peut respecter la loi et être le pire des salauds si l'on ne se fait pas voir », fait-il encore valoir. Mais « si on veut s'obliger soi-même, et non par le peur du gendarme, on est dans la morale ». « Cette éducation à la morale laïque, c'est une éducation à la liberté, pas au masque ». Et Vincent Peillon de rappeller les propos de Montesquieu : « pas de République sans vertu » et ceux de Rousseau pour qui « morale et politique sont liées ».

Vincent Peillon rappelle qu'une mission formée par Rémy Schwartz, Alain Bergounioux et Laurence Loeffel doit définir le champ de cette nouvelle discipline, son mode d'évaluation et sa progression et rendre un rapport au printemps 2013 (AEF n°
173055). Le ministre insiste sur l'importance d'évaluer cette discipline : « Lorsque vous n'évaluez pas une discipline, elle n'existe pas. Donc, elle ne sera pas enseignée. Nous connaissons les querelles de programme et l'obligation des professeurs à préparer aux examens… », souligne-t-il.

QUELLE FORMATION?


À l'Assemblée nationale, le ministre indique « qu'il y a une discussion au sujet des concours de recrutement pour savoir s'il n'est pas opportun d'interroger les candidats » sur la laïcité. Quant aux Espé, « cet enseignement est nouveau, et la morale laïque a été oubliée dans les maquettes de formation. Je suis intervenu personnellement cette semaine pour qu'un enseignement à la morale laïque soit apporté aux instituteurs ». Il reviendra en suite aux professeurs des écoles de l'enseigner « puisque cet enseignement doit se faire tôt ». Pour le secondaire, Vincent Peillon aimerait que l'on sorte « de la restriction enseignants de philosophie, de lettres ou d'histoire. D'autres peuvent choisir de l'enseigner aussi ».

Outre l'acquisition de cet enseignement durant leur formation initiale, les enseignants disposeront d'un ouvrage « Pour une pédagogie de la laïcité », réalisé sous la direction du philosophe Abdennour Bidar dans le cadre de la mission pédagogie de la laïcité, entre MEN et HCI (AEF n°
162983) et présenté mardi au Cnam. Pour le philosophe dirigeant cette mission, « seule une laïcité bien comprise sera une laïcité bien transmise ». Cet ouvrage propose aux enseignants des « documents de travail, sur différents types de situations » pratiques qu'ils peuvent rencontrer dans l'enceinte scolaire.

Durant cette mission, Abdennour Bidar s'est rendu dans de plusieurs établissements scolaires. Il a constaté que les situations sont « souvent aggravées par les lacunes et les maladresses des personnels en la matière ». « Cela se passe toujours mieux partout où les personnels maîtrisent mieux la laïcité. Partout où ils sont au clair sur la laïcité, les personnels sont en mesure de légitimer, de fonder par le dialogue les limites qu'elle fixe. Et les élèves et leurs parents l'acceptent de bon gré », souligne le philosophe. Dans ces cas précis, la laïcité est « devenue un objet de dialogue, face auquel les élèves ne sont plus récalcitrants ».

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