lundi 9 janvier 2012

Philippe Douste-Blazy, l'un des fondateurs de l'UMP, a annoncé dimanche dans une tribune au Monde.fr qu'il voterait pour François Bayrou

Porté par de bons sondages, notre candidat François Bayrou multiplie les ralliements d'anciennes figures de l'UDF et ministres de centre-droit, comme le co-fondateur de l'UMP Philippe Douste-Blazy, déçus par "la droitisation" de Nicolas Sarkozy. C'est un ralliement à haute valeur symbolique: Philippe Douste-Blazy, l'un des fondateurs de l'UMP, a annoncé dimanche dans une tribune au Monde.fr qu'il voterait pour François.
"Cette famille du centre qui s'était séparée est en train de se regrouper et ceci est inéluctable si elle veut avoir un poids dans la vie politique française", a salué François Bayrou sur France 5.
L'ancien ministre Philippe Douste-Blazy le 4 juin 2011 à Saint-Denis"Ces rassemblements clarifient le paysage. Au bout du compte, les Français auront deux choix, une solution classique avec Sarkozy ou Hollande, ou bien, ils voteront pour moi et le système sera changé. Il y aura un mouvement irrésistible de renouvellement de la vie politique de notre pays", a-t-il ajouté.
"Douste-Blazy est l'un de ceux qui ont créé l'+Union pour un mouvement populaire+ (UMP) auquel il avait amené la plupart des parlementaires de l'ex-UDF", rappelle Marielle de Sarnez, directrice de campagne de François Bayrou.
"J'avais proposé en son temps à François Bayrou de rejoindre ce grand mouvement. Il avait refusé, persuadé que l'alliance des centres et de la droites au sein de l'UMP ne ferait que vassaliser une fois de plus les centristes. Il avait raison", constate amère l'ex-maire de Lourdes, aujourd'hui secrétaire général adjoint de l'ONU.
"Je prends acte que l'UMP, depuis 2007, a pris ses distances avec ce que nous avions créé", ajoute l'ancien ministre en évoquant un "tournant droitier assumé" de l'UMP. Il invite en conséquence "tous les Français à rejoindre" François Bayrou dont il salue "l'indépendance et la fidélité à ses convictions".
"Sa démarche est désintéressée, assure auprès de l'AFP Marielle de Sarnez il n'a rien demandé à François Bayrou".
Quelques jours plus tôt, c'est le libéral Arnaud Dassier, ex-responsable web de l'UMP qui avait rejoint le président du MoDem en parlant d'une "révélation".
Ces derniers ralliements interviennent au moment où M. Bayrou connaît une embellie dans les sondages qui le créditent de 12 à 14% d'intentions de vote, plus qu'en 2007 à la même période (entre 6 et 10%).
Auparavant, il avait déjà reçu le renfort de plusieurs personnalités de l'ex-UDF, comme les ex-ministres Jean Arthuis, Alain Lambert, Bernard Bosson, Anne-Marie Idrac et Dominique Versini ainsi que Daniel Garrigue, une figure villepiniste.
Au Nouveau centre, après le député Philippe Folliot, c'est le sénateur Yves Pozzo di Borgo qui a rejoint le camp Bayrou. Le numéro 2 du parti d'Hervé Morin, Jean-Christophe Lagarde a repris langue avec M. Bayrou mais réserve son choix.
Christine Boutin, en froid avec le chef de l'Etat, a fait aussi un pas vers Bayrou en posant ses conditions mais le candidat n'entend pas brader "la cohérence de son programme" sur les sujets qui les opposent.
A gauche, en dehors du patron Jean Peyrelevade, les soutiens se font encore attendre. "Tant qu'Hollande sera haut dans les sondages, ce sera difficile pour les élus", convient Mme de Sarnez.
Côté écologiste, Jean-Luc Bennahmias et Yann Werhrling, ex-Verts passés au MoDem, maintiennent les contact avec leurs amis. L'arrivée de déçus du fonctionnement d'EELV ou du faible score d'Eva Joly (3%) est envisagée. D'autant que la candidate écolo n'a jamais cachée sa sympathie pour Bayrou.
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